Le tourisme durable a le vent en poupe

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100, 300 ou 500 kilomètres : nous sommes maintenant libres de pouvoir nous déplacer aussi loin que nous le souhaitons. 

Alors forcément on se projette sur nos vacances. Mais attention le tourisme mondial représente 8% des émissions de gaz à effet de serre. 70% proviennent des transports dont 50% de l’aérien.

Nous déplacer à plus de 100 km, d’accord mais en poursuivant nos bonnes pratiques éco-responsables !

Bonne nouvelle, le tourisme durable a le vent en poupe et la tendance est aux destinations éco responsables associant évasion, détente et préservation des ressources naturelles et culturelles.. 

Amateurs de sites préservés et de grands espaces à la biodiversité foisonnante, d’activités sportives en harmonie avec la nature et autres curieux en quête de villes engagées dans le zéro déchet et de mobilité douce, notre dossier vous donne quelques idées de destinations pour cet été !

Destination tourisme durable

Peut-on voyager durable et équitable ? 

Le tourisme de demain, c’est un tourisme bas carbone, de proximité et de liens.
Pour arriver à cela, il faut se poser les bonnes questions quand on décide de partir, notamment si on envisage de partir loin pour un voyage fortement carboné. Les voyages de proximité, plus lents ne sont pas moins riches qu’un voyage au bout du monde.

Voyager en étant engagé passe par tous les aspects de notre voyage : notre façon de nous déplacer, de nous loger, de nous nourrir, d’acheter, de choisir nos activités, de produire des déchets, de participer à la vie locale, de choisir une destination, de nous comporter vis-à-vis des humains et du vivant.

5 conseils pour voyager durable, comment s’y prendre :

1. Pratiquer le slow-tourisme

Le slow tourisme est un concept de voyage, un état d’esprit qui consiste à voyager lentement et à faire preuve de sobriété dans le voyage, à contre-courant de notre société de surconsommation et d’abondance qui nous incite à toujours faire plus, avoir plus et aller plus vite.

Ralentir le rythme (prendre le temps de s’imprégner d’un lieu, ce qui permet aussi de limiter ses trajets), contempler (s’imprégner davantage de la nature qui nous entoure plutôt que la parcourir), choisir des moyens de transports moins polluants et plus lents, voyager plus près de chez soi, vivre au plus près de la population locale (privilégier l’authenticité dans les relations humaines, rencontrer une culture). Le slow tourisme, c’est ne pas tout voir pour mieux voir.

2. Voyager zéro déchet bien sûr 

En voyage, on peut vite oublier les habitudes prises à la maison. Alors on n’oublie pas son kit zéro déchet en voyage : une gourde, des sacs en tissu, un mug (en inox), des couverts réutilisables (en bois, inox ou bambou). Côté trousse de toilette : un savon de marseille (il servira aussi bien pour la lessive à la main que pour se laver), un shampoing solide, une brosse à dents en bambou, une huile végétale et un oriculi. N’oubliez pas une crème solaire responsable. Je trouve que la crème Alga Maris des Laboratoires de Biarritz coche pas mal de cases : certifiée bio, 100% fabriquée en France et composée à 99,5% d’actifs d’origine naturelle respectant le microcosme marin.

3. Se loger écolo, local et chez l’habitant

Le choix de l’hébergement a une forte répercussion sur l’économie locale et sur l’impact écologique.

  • Choisir un hébergement labellisé : Ecolabel européen, la Clef Verte, Green Globe, Earthcheck.
  • Eviter Booking.com : pour ne pas verser d’argent à un intermédiaire et à une multinationale, et garantir ainsi un meilleur revenu pour les hôteliers locaux. Réserver directement auprès de l’hébergeur ou via des plateformes responsables comme Hopineo, Fairbnb, Fairbooking, Vaovert.
  • Au sein de son hébergement, éviter la climatisation, garder les draps et les serviettes plusieurs jours, ne pas utiliser les échantillons gratuits, limiter sa consommation en eau et électricité.
  • Loger chez l’habitant : utiliser les réseaux gratuits d’hospitalité (couchsurfing par exemple), pratiquer l’échange de maisons, aller en chambres d’hôtes.

4. Partir avec des agences de voyage responsables et engagées

Privilégier une agence labellisée par l’ATES ou ATR.

ATES (https://www.tourismesolidaire.org/) : voyagistes engagés pour faire du voyage un levier de développement et de solidarité internationale. Critères : rémunération équitable, groupes limités à 12 personnes, hébergements chez l’habitant ou en gîte, relations durables nouées avec les partenaires locaux, financement de projets locaux.

ATR (https://www.tourisme-responsable.org/) : information client sur les bonnes pratiques à adopter, participation au développement des populations locales, application d’une politique de gestion environnementale, compensation des émissions de l’entreprise et des déplacements des clients.

5. Compenser son empreinte carbone

Il est possible de compenser son empreinte carbone via le financement d’un projet dont l’activité permet de séquestrer le CO2 ou d’éviter les émissions de CO2.

Le principe : les impacts d’une tonne de carbone émise quelque part peuvent être neutralisés par la séquestration ou la réduction d’une autre tonne ailleurs.

Attention, la compensation ne doit pas se substituer aux efforts de réduction de nos émissions.

Comment compenser : via un organisme de compensation, par exemple Greentripper ou la Fondation Good Planet.

Les adresses coup de coeur 

Vaovert (https://vaovert.fr/), c’est la 1ère plateforme d’hébergements écologiques de France. Très bonne alternative aux sites comme Booking qui se prennent des marges et étouffent les petits hébergements.

Camping la Fontaine du Hallate en Morbihan (https://www.camping-morbihan.bzh/fr/). Engagés depuis toujours pour le développement durable, ce camping propose des yourtes, des chalets, des mobilhomes ou vous pouvez tout simplement y poser votre tente.

Et les Ecologites de la Rochelle (https://lesecologitesdelarochelle.fr/#home) : Un vrai engagement pour cette adresse rochelaise qui ne produit que 26 kg de déchets annuels et qui fait la chasse au gaspillage énergétique. Leurs écologîtes sont décorés avec goût et simplicité, allez-y les yeux fermés.

6 astuces pour organiser un pique-nique zéro déchet

La saison pique nique est ouverte, que ce soit pour le déjeuner ou le dîner et c’est une bonne façon de se retrouver tout en respectant les gestes barrières.

Vous retrouverez 6 conseils dans cet article de l’Info Durable : https://www.linfodurable.fr/conso/6-astuces-pour-organiser-un-pique-nique-zero-dechet-3765

L’aloe vera a plus d’un tour dans ses feuilles

Depuis 6 000 ans, l’aloe vera est utilisé tant en phytothérapie qu’en dermatologie ou en cosmétologie. Des études cliniques ont démontré l’efficacité de ses propriétés thérapeutiques dans le traitement de certaines affections dermiques, de troubles gastro-intestinaux et il constitue un excellent antioxydant pour lutter contre le vieillissement cellulaire. Retrouvez en vidéo toutes les astuces pour faire pousser de l’aloe vera chez soi, l’entretenir et comment récolter son gel.